Édition et droit du travail

6 mars 2010 Commentaires fermés

Le 12 mars, maître Violaine Clément-Grandcourt traitera de l’application du droit du travail dans le domaine de l’édition.

12 février 2010. Jean Picollec, « accoucheur » de livres

6 mars 2010 Commentaires fermés

Bien sûr, Jean Picollec a raconté l’incroyable enchaînement de circonstances qui l’a conduit à publier Au nom d’Oussama Ben Laden, de Roland Jacquard, le… 12 septembre 2001 ! D’un tirage de 3 000 initialement prévu, il a fallu passer à 12 000 en catastrophe (le livre se vendra finalement à 130 000 exemplaires et sera traduit en 26 langues). Mais, outre ses « coups », Jean Picollec a surtout évoqué les rapports humains qui ont émaillé plus de quarante années de carrière, et, plus particulièrement, les rapports avec les auteurs, basés « sur la durée et la confiance ». Car, assure-t-il, pour espérer vendre un livre, un éditeur doit anticiper et réfléchir, et s’entendre avec l’auteur. Découvreur de talents, connaisseur des dossiers, éditeur de sujets « difficiles », il estime toutefois que « le meilleur éditeur, c’est celui qui se trompe le moins souvent ».

Les rapports auteurs-éditeur

1 février 2010 Commentaires fermés

La conférence du 12 février verra Jean Picollec (éditeur de Jean Montaldo, Irène Frain, Pierre Péan, Roland Jacquard, Jean Bothorel ou encore Jacques Vergès…) témoigner sur son métier.

22 janvier 2010. « Le difficile passage du traditionnel à la PAO »

1 février 2010 Commentaires fermés

Ancien compositeur-typographe puis formateur, Jean-Michel Vigouroux a connu les bouleversements des modes de communications écrites, du plomb à la photocomposition, de la photocomposition à la PAO (publication assistée par ordinateur).

Dans son intervention, M. Vigouroux a rappelé que la composition au plomb est un métier ancien, qui nécessitait jusqu’alors des années de formation. Et si, à partir de 1987, la PAO a mis de nouveaux outils à la portée du plus grand nombre, maîtriser ces outils ne veut pas dire pour autant posséder le métier de typographe ou de metteur en page. L’intervenant a insisté sur la nécessité d’apporter un soin particulier au texte et que, par exemple, un bon « gris typographique » permet de visualiser les informations plus rapidement et donne envie de lire.

Le choix d’une police de caractères n’est pas non plus anodin et, outre obéir à des critères de lisibilité (assurer par exemple une cohérence entre le « texte à voir » — les gros titres — et le « texte à lire » — le texte courant), il entraîne des connotations qui peuvent être fortes. Pour ne s’en tenir qu’à l’opposition basique des caractères sans/avec empattements, remarquons (Blanchard, 1998) que  « l’Helvetica [est] à connotation relativement moderne et surtout industrielle [tandis que] le Times [est] à forte connotation traditionnelle (le livre ancien, le journal conservateur ».

L’utilisation de la PAO ne doit non plus occulter les règles de mise en page. Jean-Michel Vigouroux a, notamment, évoqué le gabarit d’empagement et la notion de blanc tournant, ainsi que la mise en page d’un site Internet.

La conférence s’est achevée en passant en revue différents logiciels, de mise en page bien sûr, mais aussi de dessin vectoriel, de retouche photographique et de correction orthographique.

Voir également le portrait de l’intervenant ici.

Du traditionnel au tout-numérique

13 janvier 2010 Commentaires fermés

La conférence du 22 janvier portera sur « l’évolution des techniques de création d’imprimés ».

Estimant que l’outil informatique ne doit pas occulter les règles fondamentales de mise en pages & typographie, Jean-Michel Vigouroux, qui définit la typographie comme « une image qui doit donner envie de lire », évoquera le passage des techniques traditionnelles à l’utilisation obligée de la PAO. Seront également abordés les points suivants :

  • La relecture & la correction : peut-on se fier à l’informatique ?
  • Les logiciels référents : Quark XPress, Adobe InDesign, Photoshop, Illustrator, PageMaker, Acrobat, ProLexis… à quoi servent-ils ? quelles sont leurs limites ?

Télécharger le PDF de l’affichette : A4Vigouroux

11 décembre 2009. « … comme une atmosphère de relâchement culturel »

13 janvier 2010 Commentaires fermés

Les concepts abordés étaient parfois complexes, mais c’est la clarté et la qualité qui ont dominé l’intervention de Christophe Evans. Le sociologue nous a fait remarquer que le passage du volumen au codex a vu apparaître de nombreux moyens (sommaire, notes de bas de page, index, etc.) pour se repérer dans un ouvrage — pour y « naviguer » en somme. Aujourd’hui, à « l’ère numérique », nous assistons à une évolution vers une lecture fragmentée, hypertextuelle. Des incursions du côté des sciences cognitives ont complété le tableau.

On a évoqué bien entendu la récente enquête sur les pratiques culturelles des Français qui laisse apparaître une plus grande diffusion sociale du livre et de la lecture, alors qu’on dénombre moins de livres par personne, comme si le « lire utile » s’opposait à une lecture « futile ». Il y aurait donc comme une atmosphère de relâchement culturel, où l’individualisation des mœurs entraîne une prise de distance, le refus d’une pression, le fait qu’on se sente moins lié aux institutions (c’est la société « liquide », que décrit le philosophe Zygmunt Bauman). Toutefois, Christophe Evans ne croit pas à un scénario à la Farenheit 451, notamment parce que le livre relève d’une culture très ancienne (les premiers codex apparaissent au IIe siècle).

Voir également les portraits de l’intervenant ici et .

Le diaporama de la conférence : Brest3 lecture

« Le livre, seul vrai succès de démocratisation culturelle »

6 décembre 2009 Commentaires fermés

La conférence du 11 décembre portera sur « l’évolution des pratiques de lecture ».

On dit que « le livre résiste aux crises, le livre se porte bien ». Au-delà des chiffres de fréquentation du Salon du livre, des effets d’annonce, qu’est-ce que cela veut dire ? Est-il possible d’esquisser un profil du lecteur du futur ? Du volumen au codex, du codex à d’autres supports, Christophe Evans, chargé d’études en sociologie au service Études et recherche de la Bibliothèque publique d’information du Centre Georges-Pompidou, à Paris, traitera de l’évolution des pratiques de lectures. Qu’est-ce qu’on comprend d’un texte, comment il travaille en soi, comment on en parle aux autres ? Pour Christophe Evans, le livre est le seul vrai succès de démocratisation culturelle : ce chercheur a travaillé entre autres sur les usages des médiathèques, l’appropriation des contenus sur Internet, les formes de sociabilité entre lecteurs, les conséquences de la numérisation…