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Posts Tagged ‘bibliothèque’

11 décembre 2009. « … comme une atmosphère de relâchement culturel »

13 janvier 2010 Commentaires fermés

Les concepts abordés étaient parfois complexes, mais c’est la clarté et la qualité qui ont dominé l’intervention de Christophe Evans. Le sociologue nous a fait remarquer que le passage du volumen au codex a vu apparaître de nombreux moyens (sommaire, notes de bas de page, index, etc.) pour se repérer dans un ouvrage — pour y « naviguer » en somme. Aujourd’hui, à « l’ère numérique », nous assistons à une évolution vers une lecture fragmentée, hypertextuelle. Des incursions du côté des sciences cognitives ont complété le tableau.

On a évoqué bien entendu la récente enquête sur les pratiques culturelles des Français qui laisse apparaître une plus grande diffusion sociale du livre et de la lecture, alors qu’on dénombre moins de livres par personne, comme si le « lire utile » s’opposait à une lecture « futile ». Il y aurait donc comme une atmosphère de relâchement culturel, où l’individualisation des mœurs entraîne une prise de distance, le refus d’une pression, le fait qu’on se sente moins lié aux institutions (c’est la société « liquide », que décrit le philosophe Zygmunt Bauman). Toutefois, Christophe Evans ne croit pas à un scénario à la Farenheit 451, notamment parce que le livre relève d’une culture très ancienne (les premiers codex apparaissent au IIe siècle).

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Le diaporama de la conférence : Brest3 lecture

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13 novembre 2009. « Tous les livres doivent être publiés »

5 décembre 2009 Commentaires fermés

Ardent défenseur du prix unique du livre, Jean-Pierre Métais a évoqué le combat de Jérôme Lindon (directeur des Éditions de Minuit de 1948 à 2001) en faveur de cette législation en France, mais aussi celui, encore plus mal compris, pour le prêt payant dans les bibliothèques ainsi que le plafonnement des remises aux collectivités.

M. Métais, pour qui « le prix unique présume la biodiversité et maintient paradoxalement le prix du livre assez bas », a cité à l’appui de ses affirmations l’exemple de la Grande-Bretagne, où le prix — libre depuis 1995 — du livre a augmenté beaucoup plus qu’en France.

Qui dit diffusion dit chiffres, et M. Métais en a livré plusieurs, mais toujours mis en perspective.

Il a aussi raconté comment le best-seller (500 000 exemplaires en France) de Kressmann Taylor, Inconnu à cette adresse, était prévu au départ pour 1 000 exemplaires seulement ! « D’où l’importance du bouche à oreille pour certains ouvrages… »

Il a également beaucoup parlé de ses rapports avec les libraires, dont il défend là encore avec passion la diversité, et constate que sept livres sur cent sont vendus sur leur conseil, ce qui, assure-t-il, est « énorme ».

À noter la publication cette année du « rapport Gaymard » sur la Situation du livre, qui préconise le maintien de la loi sur le prix unique du livre.

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6 février 2009. Un « donneur d’ordre » qui donne du sens

24 février 2009 Commentaires fermés

La réception du manuscrit, la définition du format, le calibrage pour connaître le nombre de pages, la préparation typographique, la lecture-préparation, la composition et la mise en pages, la correction… Jean-Claude Martinet a balayé la palette de toutes les opérations depuis la remise du manuscrit jusqu’à l’impression, définissant sa propre fonction — chef de fabrication — comme celle d’un « donneur d’ordre » très au courant des différents métiers de l’édition et convaincu de l’intérêt de préserver leur existence et leurs spécificités. Et l’auteur dans tout ça ? « On essaie toujours de l’intéresser à la fabrication. Sinon, il remet un manuscrit à un éditeur et ça ressort sous forme de livre. Avec Jean-Claude Martinet, « faire un livre » prend tout son sens.

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