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22 janvier 2010. « Le difficile passage du traditionnel à la PAO »

1 février 2010 Commentaires fermés

Ancien compositeur-typographe puis formateur, Jean-Michel Vigouroux a connu les bouleversements des modes de communications écrites, du plomb à la photocomposition, de la photocomposition à la PAO (publication assistée par ordinateur).

Dans son intervention, M. Vigouroux a rappelé que la composition au plomb est un métier ancien, qui nécessitait jusqu’alors des années de formation. Et si, à partir de 1987, la PAO a mis de nouveaux outils à la portée du plus grand nombre, maîtriser ces outils ne veut pas dire pour autant posséder le métier de typographe ou de metteur en page. L’intervenant a insisté sur la nécessité d’apporter un soin particulier au texte et que, par exemple, un bon « gris typographique » permet de visualiser les informations plus rapidement et donne envie de lire.

Le choix d’une police de caractères n’est pas non plus anodin et, outre obéir à des critères de lisibilité (assurer par exemple une cohérence entre le « texte à voir » — les gros titres — et le « texte à lire » — le texte courant), il entraîne des connotations qui peuvent être fortes. Pour ne s’en tenir qu’à l’opposition basique des caractères sans/avec empattements, remarquons (Blanchard, 1998) que  « l’Helvetica [est] à connotation relativement moderne et surtout industrielle [tandis que] le Times [est] à forte connotation traditionnelle (le livre ancien, le journal conservateur ».

L’utilisation de la PAO ne doit non plus occulter les règles de mise en page. Jean-Michel Vigouroux a, notamment, évoqué le gabarit d’empagement et la notion de blanc tournant, ainsi que la mise en page d’un site Internet.

La conférence s’est achevée en passant en revue différents logiciels, de mise en page bien sûr, mais aussi de dessin vectoriel, de retouche photographique et de correction orthographique.

Voir également le portrait de l’intervenant ici.

6 février 2009. Un « donneur d’ordre » qui donne du sens

24 février 2009 Commentaires fermés

La réception du manuscrit, la définition du format, le calibrage pour connaître le nombre de pages, la préparation typographique, la lecture-préparation, la composition et la mise en pages, la correction… Jean-Claude Martinet a balayé la palette de toutes les opérations depuis la remise du manuscrit jusqu’à l’impression, définissant sa propre fonction — chef de fabrication — comme celle d’un « donneur d’ordre » très au courant des différents métiers de l’édition et convaincu de l’intérêt de préserver leur existence et leurs spécificités. Et l’auteur dans tout ça ? « On essaie toujours de l’intéresser à la fabrication. Sinon, il remet un manuscrit à un éditeur et ça ressort sous forme de livre. Avec Jean-Claude Martinet, « faire un livre » prend tout son sens.

Voir également les portraits de l’intervenant ici et .

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